Scan Manga
Tokyo, 2019. À moins d’un an de l’ouverture des Jeux olympiques d'été de 2020, le Japon veut offrir au monde une image irréprochable. Une vague de puritanisme gagne le pays, portée par des groupes de « vigilance citoyenne » toujours plus influents. Littérature, cinéma, jeux vidéo, bande dessinée : aucune forme d’expression n’échappe aux campagnes de censure et aux pressions morales. C’est dans cette atmosphère étouffante que Mikio Hibino, auteur de 32 ans, décide de publier Dark Walker, un manga d’horreur ultra-réaliste qui explore les zones les plus sombres de la société. Un choix artistique sincère… mais explosif. Très vite, l’œuvre attire l’attention et la controverse. Accusé de choquer, de déranger, voire de menacer l’ordre public, Mikio et son éditeur se retrouvent au cœur d’un scandale médiatique. Entre liberté d’expression, pression politique et manipulation de l’opinion, leur combat dépasse désormais le simple cadre artistique. Dans un pays en quête de respectabilité internationale, jusqu’où peut-on aller pour défendre la création ?
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